De l'ombre à la lumière
dimanche 22 octobre 2017 . 03h09 .
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1914 - 2014
De l'ombre à la lumière
A la veille de la guerre de 1914, la capacité productrice s'est étiolée au profit de la prospérité touristique : l'élevage des vers-à-soie a cessé, les charbonnières sont devenues rares, les coupes forestières sont négligées. Les tartanes ventrues, qui embarquaient les billots de pin, les tonneaux de vin, le charbon de bois et le sable, ont laissé la place aux barques. Seule la culture de la vigne, enfin débarrassée du phylloxera, a repris. La progression de la station, soudain stoppée par la guerre, reprend son essor : les villas s'éparpillent de plus en plus nombreuses dans la forêt et sur le bord de mer, de nouveaux hôtels se construisent, les plages sont aménagées avec parasols et transats, des dancings s'ouvrent. Avec l'avènement des sports d'hiver, les congés payés, et le règne de l'automobile, la saison touristique hivernale disparaît au profit de la saison estivale.

 

Suites aux nombreuses démarches des Cavalairois pour obtenir leur autonomie administrative, on leur accorda enfin, en 1920, d'être « Section Administrative », ce qui leur donnait une relative indépendance (l'état civil était enregistré sur place) puis, neuf ans plus tard, ils obtinrent leur détachement de Gassin et l'érection en Commune le 5 août 1929. Entre temps, le 29 avril 1921, naissait le Syndicat d'Initiative de la « Baie de Cavalaire », association déclarée à la Préfecture sous le n°102. La jeune commune se lance alors dans la grande aventure de sa propre gestion, bientôt imitée, le 6 avril 1934, par un autre « lieu-dit » de Gassin : La Croix Valmer (qui portait autrefois le nom de « La Croix-de-Cavalaire »).

 

Grâce aux « Tablettes de la Côte d'Azur », l'une des rares publications de l'époque, on apprend qu'en juillet 1926, l'agglomération de Cavalaire voit s'ouvrir « une bibliothèque abondamment fournie en livres ». On peut y lire qu'en octobre 1926, « l'électricité apportera dans quelques jours sa contribution de bien-être… »

Puis Cavalaire connût le sort de toutes les communes de France, d'abord secouée par l'abominable tuerie de la Première guerre mondiale, ensuite frappée de plein fouet par la seconde, au cours de laquelle la Commune supporta successivement l'occupation, les bombardements et de Débarquement qui se fit notamment sur sa plage.

 

Septembre 1939 : la Seconde guerre mondiale est déclarée, la station se vide de ses touristes en quelques heures. Toute animation cesse. Le sabordage de la flotte à Toulon amène l'occupation italienne en novembre 1942, puis allemande en 1943, qui pèseront lourdement sur le pays. Avec l'arrivée de l'occupant, la Résistance déjà existante dans la région, prend forme et s'organise. Dans chaque localité, des responsables sont désignés avec des ordres précis : propagande, liaison marine, renseignements et sabotage, autodéfense, préparation du plan insurrectionnel et du Jour J. Le littoral des Maures devient l'une des zones essentielles de la Résistance provençale, et même un secteur clé de l'ensemble de la Résistance en zone sud. Un organisme de combat nait, la «Brigade des Maures » qui connaitra de nombreux avatars et de nombreuses arrestations.

 

Puis arrive le jour de la Libération, le 15 août 1944, où les alliés américains et anglais, la « Brigades des Maures » (dont les effectifs sont estimés à 500 hommes), et la population, font place nette de la Wehrmacht. Le 16 août, la future 1ère Armée Française du Général De Lattre de Tassigny débarque à Cavalaire. A la suite des bombardements naval et aérien sur Cavalaire, 40 habitations ont été complètement détruites et 170 autres sinistrées ou soufflées.

 

(Source 9 : Résistance « Brigades des Maures » et Libération / Georges Carlevan)

(Source 10 : Histoire et histoires… de Cavalaire / Jean-Daniel de Germond, 1992)

 

A l'heure de la libération, le bilan est également très lourd pour les Chemins de Fer de Provence : l'exploitation est totalement suspendue, le personnel dispersé, plusieurs kilomètres de voie impraticables, quatre ponts et onze passages à niveau détruits, dix-huit endommagés, de nombreux bâtiments inutilisables. Les bombardements et les combats ont mis hors service bon nombre de locomotives à vapeur, autorails, voitures, fourgons et wagons. En novembre 1949, le déclassement de la voie ferrée est prononcé, ainsi que la mise à disposition d'un certain nombre de gares pour l'exploitation routière (dont Le Lavandou, Cavalaire, La Croix-Valmer, Cogolin, St-Tropez, Ste Maxime et St-Raphaël). Voitures et wagons sont découpés au chalumeau, la voie ferrée est démontée, la ferraille part en Italie pour la refonte ; seuls les autorails et les locotracteurs sont vendus à l'Espagne où ils connaissent une nouvelle carrière. Ainsi s'achève l'histoire du rail varois…

 

(Source 11 : Train du littoral / José Banaudo.- Ed. du Cabri, 1999)

 

Mais la nature reprend ses droits et les hommes refont ce qui a été défait.

 

Petit à petit, Cavalaire-sur-Mer devient une station balnéaire de renommée internationale  qui charme d'année en année des visiteurs toujours plus nombreux. Tous s'adonnent aux plaisirs de la plage , des animations de rue, de la découverte du patrimoine  mais aussi aux diverses activités sportives qu'offre la ville : plongée sous-marine, voile , promenades sur les sentiers, randonnées dans le Massif des Maures… L'image dynamique de Cavalaire est bien réelle. Au-delà du tourisme, elle témoigne de l'identité d'une cité perpétuellement en mouvement. Le souci environnemental de la Ville ainsi que sa politique ambitieuse d'aménagement et de grands projets traduisent bien ce dynamisme qui chaque année attire de nouveaux habitants.

 

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