1795, des émigrés, la Révolution
lundi 18 décembre 2017 . 06h09 .
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1795
Des émigrés, la Révolution
Sale temps pour les Toulonnais en cette année 1793 ! La reprise de la ville par les monarchistes en juillet, leur alliance avec les Anglais en août et leur fuite sous le feu des canons de la République en décembre vont jeter le trouble sur toute la Basse-Provence.

 

 

1793 : Bonaparte boute l'Anglais hors Toulon
 
Les Anglais et leurs alliés vont embarquer les Varois dans leur fuite pour les débarquer à Naples, Gênes, Livourne et Gibraltar dans le plus total dénuement. Ces émigrés, bourgeois, cultivateurs et ouvriers de toutes sortes s'étaient à l'origine montrés, en grande majorité, favorables à la Révolution. Désormais bloqués à l'étranger, ils tombaient sous le coup du décret du 28 mars 1793 qui punissait de mort « sans qu'il pût y avoir lieu à aucun sursis, recours ou demande de cassation
 
1795 : la Convention autorise le retour des émigrés
 
Un décret du 11 janvier autorisa leur retour. Pressés de rejoindre leurs anciens domiciles, les Varois s'entassaient depuis Gènes et Livourne sur des felouques par groupes de 40. Leur port de destination était Marseille mais les violentes tempêtes et l'activité des batteries de la côte obligeaient les équipages à relâcher à mi-parcours. Les naufragés connus qui posèrent le pied à Cavalaire furent appréhendés par un bataillon de grenadiers et conduits à Antibes, « sous sûre et bonne garde » jusqu'à la maison de justice de Grasse. Inculpés, ils étaient amenés devant Christophe Raybaud, dit « Clauzone d'Antibes », l'accusateur public du tribunal de Grasse qui procédait à leur interrogatoire. L'acquittement était de règle depuis la chute de Robespierre en 1794.
 
Les procès verbaux du Tribunal Révolutionnaire
 
Aiguier Pierre, dit Marron, 61 ans, cuisinier et Joseph son fils. 12 brumaire an III. Ont fui Toulon en août 1793, à l'étranger le 28 frimaire an II. Rentrés en France « par le rivage de Cavalaire » en ventôse an III.
 
Décugis Robert, dit de Solliès, 48 ans, boulanger. 8 germinal an III. A émigré le 28 frimaire an II. Rentré en France vers le 15 ventôse an III par le « rivage de Cavalaire ». A comparu devant le tribunal criminel de Grasse qui l'a mis en liberté le 10 messidor an III.
 
Grasse (de) Flore-Rose-Zoé, née Castellane, fille de feu Toussaint-Antoine de Castellane, marquis de Saint-Juers, Grimaud, Gassin, Cavalaire, Saint-Pons ; veuve de François-Joseph de Grasse. 7 pluviôse an III. Semble n'avoir pas émigré : aurait résidé à Toulon du 1er janvier 1792 à septembre de la même année et à Gréoux du 7 septembre 1793 à floréal an III.

 

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