Un mystère étymologique
jeudi 29 juin 2017 . 16h22 .
Français
Ville de Cavalaire-Sur-Mer, Cavalaire, ville, mairie, plage, mer, port, nautisme, tourisme balnéaire, agenda, événements, festivités, culture, social, jeunesse, sport, écologie, association
 
Vous êtes-ici : Accueil / Un mystère étymologique
 
Heraclea Caccabaria
Un mystère étymologique
Heraclea Caccabaria reste un mystère étymologique pour tous les spécialistes de l'antiquité grecque ou romaine. La perdrix qui « cacabe », visible sur les armoiries de la ville, a été pendant longtemps la réponse la plus utilisée pour expliquer l'origine des lieux. Avec le temps, d'autres pistes s'ouvrent au fil des découvertes archéologiques. La Fondation Archéologique Aristide Fabre pense trouver la solution dans les ruines du village antique. Comptoir grec ou portus romain ? Le mystère a peut-être sa clef, là, à quelques mètres sous nos pieds…

 
 
Heraclea Caccabaria : malgré son origine grecque évidente (Héraclès, Dieu de la Force), ce nom n'est attesté dans les documents anciens qu'à partir de l'époque romaine (Itinéraire Maritime d'Antonin* au IIe siècle). Certainement plus ancien, doit-on le rapporter à la fréquentation massaliote de la côte des Maures qui commence dès le VIe siècle avant J.-C. ? (Par ailleurs, l'abandon de l'oppidum du Montjean à Cavalaire-La Môle semble révéler une baisse des relations commerciales après le IVe siècle entre les Massaliotes et la tribu celto-ligure des Suelteri qui occupait alors les Maures).

 

La création d'une escale ne put donc intervenir qu'au moment où Rome concéda à Marseille une frange de 2 km de large le long de cette côte accidentée qu'elle n'avait jamais pu contrôler totalement jusqu'alors. Ce sont d'ailleurs les difficultés causées par les tribus celto-ligures, notamment la piraterie, qui avaient conduit les Marseillais à faire appel à l'aide militaire des Romains, intervention qui aboutit à la conquête de la Narbonnaise* à la fin du IIe siècle avant J.-C.


 

*L'Itinéraire d'Antonin est composé de l'Itinéraire des provinces et de l'Itinéraire maritime. Ce texte se présente comme un vaste répertoire comprenant la liste des routes de l'Empire romain (terrestres et maritimes), avec le nom des stations et l'indication des distances de l'une à l'autre. Il fut rédigé (par un ou plusieurs auteurs) vers 280 ap. J.-C., puis très certainement enrichi par des additions successives.

*La Gaule Narbonnaise était une province de l'Empire romain fondée à partir de la toute première colonie créée par les Romains sur le territoire de l'actuelle France, dès 118 avant J.C. Cette colonie primitive, Narbonne, donnera son nom par la suite à la future province gallo-romaine. Les Romains lui donnèrent le nom de Narbo Martius, la ville dédiée au « dieu Mars ».

Cette région, la Gaule Narbonnaise, est aussi appelée la Provincia (dont le mot a donné « Provence »).

Rome occupe la région en quelques campagnes entre -125 et -121. La zone occupée s'étend jusqu'à Tolosa (Toulouse) et jusqu'au Léman, créant une liaison terrestre entre ses territoires en Espagne et la Gaule cisalpine. La colonie grecque de Massalia (Marseille) et son arrière-pays forment une enclave libre au sein de la Narbonnaise.

 

En -109, cette région est ravagée par les Cimbres, les Teutons, les Ambrons durant l'épisode de la guerre des Cimbres.

 

Jules César, proconsul de la Narbonnaise de -58 à -49, en fit sa base arrière pour la conquête des Gaules, et termina en -49 la conquête de la Narbonnaise en annexant Massalia et son territoire.

 

Mots clés
Fil Infos
Multimédia
Accès presse
Accès espace extranet
Liens utiles
Archives