Le Train des Pignes
jeudi 19 octobre 2017 . 22h24 .
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Transports et Dessertes
Train des Pignes ou Macaron ?
La construction d'une ligne d'intérêt local de Toulon à Saint-Raphaël (Var) fut décidée en 1884. À l'été 1889, la ligne était ouverte à la circulation de Saint-Raphaël à Cogolin - Saint-Tropez, et un an plus tard (août 1890) jusqu'à Hyères. Ce n'est qu'en 1905 que, forte de son succès, elle fut prolongée à l'ouest jusqu'à Toulon. Ce train était surnommé « le Macaron ».

 

Cette ligne désenclavait plusieurs communes importantes de la corniche des Maures, et acquit très vite un intérêt touristique important. La desserte par autorails à partir de 1935 eut un succès considérable. La Seconde Guerre mondiale fut cependant fatale à la ligne, fortement dégradée en divers points par le débarquement allié du 15 août 1944, fut officiellement fermée en 1948, malgré un trafic très important.

 

La plateforme est actuellement transformée en voie verte (piste piétonnière ou cyclable) à la sortie est de Toulon, jusqu'à Bormes-les-Mimosas (le « chemin du train des Pignes ») et au Lavandou.

 
Une histoire mouvementée

La ligne du littoral varois est une ancienne ligne de chemin de fer à voie métrique qui reliait Toulon à Saint-Raphaël (Var) en suivant la côte du massif des Maures. C'était la plus méridionale des trois lignes du réseau des Chemins de fer de Provence.

 

La ligne, longue de 110 kilomètres, suivait la côte sur la plus grande partie de son parcours. Elle était établie le plus souvent en site propre, parfois sur plateforme protégée en bord de route, longeant presque partout -et traversant souvent- la route nationale 559 (Marseille - Nice par le bord de mer), et à défaut la route nationale 98 (Toulon - Mandelieu).

 

La décision de commencer les travaux d'une ligne d'intérêt local desservant le littoral varois fut prise en 1887. Le premier tronçon de Saint-Raphaël à Cogolin-St-Tropez (33 kilomètres) fut inauguré le 25 août 1889, puis la ligne fut prolongée jusqu'à Hyères (+ 51 km) le 4 août 1890.

 

Pour tenir compte de l'opposition du PLM, qui craignait la concurrence avec sa propre ligne de Toulon à Hyères, le terminus fut provisoirement fixé à Hyères. Ce n'est qu'en 1905 que, forte de son succès, la ligne fut prolongée à l'ouest jusqu'à Toulon. L'inauguration de la section entre Hyères et Toulon (23 km) eut lieu le 6 août 1905.

 

Cette ligne désenclavait plusieurs communes importantes de l'est de l'agglomération toulonnaise et du corniche des Maures, et présentait un intérêt touristique important. Pourtant elle était fragile, et de nombreux travaux de confortement furent nécessaires.

 

La Première Guerre mondiale et la crise des années 1930 fragilisèrent l'exploitation, et la ligne ne dut son salut qu'à l'appui financier résolu du conseil général du Var. L'État ayant refusé son aide pour l'électrification, au prétexte que cela rendrait la ligne bénéficiaire, la mise en service de 10 autorails diesel Brissonneau et Lotz à partir de 1935 eut un succès considérable. La Seconde Guerre mondiale fut cependant fatale à la ligne, qui, fortement dégradée par le débarquement du 15 aout 1944, fut officiellement fermée en 1948, après l'incendie inexpliqué du dépôt de Fréjus. Néanmoins, fait incroyable, les autorails rescapés continuèrent à circuler pendant encore un an, en renfort des autobus insuffisants et moins appréciés du public. Mais sans soutien logistique, ils disparurent en juin 1949.

 

Le Tramway Cogolin - Saint-Tropez


La gare de la Foux (d'abord dénommée Cogolin-St-Tropez) étant située à mi-chemin des deux communes, une ligne de tramway fut construite de part et d'autre de la ligne principale entre les deux localités. Son tracé suivait celui de la route nationale 98 et de la RN 98A sur la totalité de son parcours, soit 9 kilomètres.

Elle fut ouverte à l'exploitation le 1er juillet 1894. Cette ligne fut immédiatement la plus rentable de toutes les lignes de la compagnie. Un prolongement vers la Garde-Freinet, mis en chantier juste avant la guerre, fut abandonné en 1921.

La ligne fut déclarée officiellement fermée en même temps que la ligne du littoral le 14 mai 1948, mais elle continua à fonctionner pour le transport des ouvriers de l'usine des torpilles de La Foux à Saint-Tropez jusqu'au 4 juin 1949, avec un dernier autorail à bout de souffle[2].

 

La ligne est exploitée par :

Plusieurs ouvrages d'art existent encore et témoignent de l'adresse technique qu'il fallut déployer pour faire passer le Macaron.
  • tunnel de San Salvadour`
  • tunnel de Cavalaire (Bonporteau)
  • tunnel de La Croix-Valmer
  • tunnel du Layet
  • tunnel de Malpague
  • Viaduc du Batailler (Bormes)
Fichier:Ligne du littoral varois.jpg
 
Aujourd'hui...

La plateforme de la ligne disparue a été réutilisée en plusieurs lieux :

Les installations fixes ont pour la plupart disparu. Cependant certaines gares ont été conservées, notamment celle de Cavalière (commune du Lavandou), qui abrite un bureau de poste et une mairie annexe. 0u celle de Carqueiranne qui abrite le bureau de police (la locomotive qui est à côté - voie normale - n'a pas circulé sur "Le Macaron" en voie métrique)

 

Une association propose de réutiliser une partie de la plate-forme de la ligne pour créer un tramway du littoral entre Sainte-Maxime et Saint-Tropez[3] pour un coût de 65 millions d'euros.

 

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