Le Mas Provençal
mercredi 18 octobre 2017 . 06h02 .
Français
Ville de Cavalaire-Sur-Mer, Cavalaire, ville, mairie, plage, mer, port, nautisme, tourisme balnéaire, agenda, événements, festivités, culture, social, jeunesse, sport, écologie, association
 
Vous êtes-ici : Accueil / ARCHITECTURE & URBANISATION / Styles Architecturaux / Le Mas Provençal
 
Les styles architecturaux
Le Mas Provençal
Au sens large, le mas est un ensemble de terres et de bâtiments d'habitation et d'exploitation à vocation agricole dont les produits (blé, légumes, fruits, animaux pour la viande, œufs, plumes, etc.) sont destinés principalement à la vente et dans une bien moindre mesure à la consommation sur place. Au sens restreint, le mas se limite aux bâtiments d'habitation et d'exploitation. En Provence, toutes les fermes n'étaient pas des mas. Ceux-ci diffèrent des bastides, qui étaient pour la bourgeoisie. Les mas de Provence sont assez recherchés et souvent transformés en maisons de villégiature.

 

Le Mas Provençal


La racine de l'occitan mas est le latin mansus, participe passé de maneo, séjourner (demeurer, rester), qui est aussi à l'origine du terme français « maison » (mansio, -onis : le terme « mas » dérive de l'accusatif singulier mansionem en raison de l'abandon des autres cas fors le nominatif dans le bas latin), « manoir » et « manant » (en plus de l'ancien français « mes », meis, mais). Dès le début, le terme paraît s'être appliqué aux locaux d'habitation et aux bâtiments à vocation agricole, auxquels s'ajoutent les dépendances telles que jardin, cour et verger.

 

Le droit seigneurial donna un sens plus étendu à mansus que les historiens rendent par le terme de « manse » : le mansus était l'unité d'exploitation imposable, c'est-à-dire la superficie agricole exploitée (champs, prés, vignes)[1].

 

À la fin du Moyen Âge, dans les montagnes de la Basse-Auvergne, le mas était l'équivalent du hameau, ce qu'on appelle aujourd'hui le village (à ne pas confonre avec la commune). Ce n'est qu'à partir du XVIIIe siècle qu'on a appelé hameau les plus petits mas.

 

Dans le Rouergue, le Quercy, le Cantal, le Limousin et en Périgord, aux XIVe-XVIIIe siècles, le mot a aussi le sens général de hameau, d'ancienne communauté possédant en indivis. Le mot a donné de nombreux lieux-dits.

 

Par transposition, le nom a été donné à des constructions plus récentes, en Provence en particulier[2].

 

Au sens large, le mas est un ensemble de terres et de bâtiments d'habitation et d'exploitation à vocation agricole dont les produits (blé, légumes, fruits, animaux pour la viande, œufs, plumes, etc.) sont destinés principalement à la vente et dans une bien moindre mesure à la consommation sur place. Au sens restreint, le mas se limite aux bâtiments d'habitation et d'exploitation.

 
En Provence, toutes les fermes n'étaient pas des mas. Ceux-ci diffèrent des bastides, qui étaient pour la bourgeoisie.
 
Le mas a presque toujours une orientation au sud, offrant ainsi une protection contre le mistral. Les ouvertures sont absentes au nord et plutôt étroites ailleurs afin de se protéger de la chaleur en été et du froid en hiver. Le mas est d'ampleur variable mais présente presque toujours un volume parallélépipédique et un toit à deux pentes.

 

Un mas est bâti avec les matériaux disponibles sur les terres de l'exploitation. Les pierres sont prélevées sur les tas d'épierrement des champs retournés. Le mortier n'est que de la terre minérale parfois additionnée de chaux grasse (chaux aérienne) obtenue à partir de chaux vive éteinte sur place. les arbres abattus, équarris puis mis en place dans les deux années qui suivent pour éviter toute tension dans cette maçonnerie souple qui va prendre son assise pendant plusieurs mois.

 

Dans la Crau, on faisait appel, pour la maçonnerie des murs, à des matériaux pauvres, trouvés sur place mais nécessitant beaucoup de main-d'œuvre : le galet et la terre. À défaut, pour certains bâtiments on se contentait du pisé. Extérieurement, les galets étaient disposés en opus spicatum. La pierre, en provenance de Fontvieille, s'employait pour les encadrements des baies, les chaînes d'angles, les piles, et les boutisses parpaignes destinées à la liaison des murs en galets. Dans certains cas, en façade, les galets étaient employés pour le soubassement, et la pierre pour les parties hautes[5].

 

Les murs des mas proches de la rivière de la Durance sont faits de galets, ceux de Gordes de pierres calcaires et ceux de Roussillon de pierres rouges (ocrées).

 

L'enduit intérieur composé de terre sablo-argileuse est appliqué puis serré à la taloche de bois. Il a sa raison d'être dans la lutte contre les rongeurs, vermine en tout genre et le froid. Il est chaulé chaque année par les familles les plus soigneuses. Les murs se comportant comme du sucre posé sur un peu de liquide, de l'eau aspirée depuis le sol est donc présente naturellement dans ce type de maçonnerie.

Un soin particulier est porté à l'enduit extérieur. Il a la propriété de ne pas faire barrage à l'évaporation de cette eau. Il est composé de sable, de terre et de chaux pour éviter toute dégradation de la pierre par le gel et la transmission du froid sur des murs sinon détrempés par la pluie et les remontées capillaires.

 

S'il est un bâti où l'uniformisation et la caricature fait son chemin, c'est bien ce type de construction banale mais représentative du savoir-faire des artisans de jadis (maçons, charpentiers, couvreurs, etc.). Bon nombre de mas voient maintenant leurs murs déshabillés de leurs enduits, grattés, leurs pierres mises à nues et jointoyées avec toutes sortes de mortiers modernes colorés. Les volets à cadre recouverts de gris, de vert ou de bleu charron ou charrette ont souvent fait place à des menuiseries avec renfort en Z recouvert de « bleu lavande ».

 

La taille d'un mas varie en fonction de la richesse et du nombre de ses occupants originaux : de 150 à plus de 1000 m², y compris dépendances (paillers, granges, etc.). Plus la famille s'agrandissait ou achetait d'équipements, plus le mas s'allongeait.

 

Les mas de Provence sont assez recherchés et souvent transformés en maisons de villégiature.

 

Habiter en Provence étant à la mode, la moindre construction à la campagne est souvent aujourd'hui désignée à tort sous le vocable de « mas » par certains vendeurs. Le vocable « mas de ville » est également employé. On consultera utilement sur le sujet la thèse de Roger Livet Habitat rural et structures agraires en Basse-Provence et l'ouvrage de Jean-Luc Massot Maisons rurales et vie paysanne en Provence.

 

Le livre Une année en Provence de Peter Mayle en 1993 a beaucoup contribué à faire connaître le nom de cet élément d'architecture très particulier. Le bâtiment dont cet auteur parle dans son livre est en fait non pas un vrai mas, mais plutôt une ferme fortifiée.

 

Source Wikipedia

 

 

 

 

Mots clés
Fil Infos
Multimédia
Accès presse
Accès espace extranet
Liens utiles
Archives