Corso du Mimosa
mercredi 22 novembre 2017 . 02h57 .
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Traditions
Le Corso du Mimosa

 
Le Corso, très visité, se déroule chaque année au mois de février. Il est l'une des plus belles et des plus grandes fête que Cavalaire célèbre en période hivernale. Chaque année à la fin de l'automne, les habitants construisent  en rivalisant d'ingéniosité, les structures des chars qui seront fleuris la nuit précédant le défilé. Le grand jour, les chars défilent dans les rues du centre-ville au rythme des musiques endiablées, des fanfares et des bandas jusqu'à l'ouverture de la traditionnelle « Bataille de Fleurs » qui mettra fin au défilé. Fête foraine et bonne humeur sont au rendez-vous.
 
 
Pour beaucoup de communes, le Corso est souvent le signe annonciateur des beaux jours, une occasion de fêter ensemble, en extérieur, un évènement important coïncidant avec l'arrivée du printemps, les carnavals et du Mardi gras. Cette promenade légendaire qui attire un grand nombre de curieux, a une origine très ancienne.

Certains auteurs la font remonter jusqu'au paganisme gréco-romain, voire même en Egypte avec le boeuf Apis, qui était en fait un taureau : ce boeuf, choisi parmi les plus beaux et les plus gras, devenait une sorte d'idole populaire pendant vingt-cinq jours. A ce terme, il était immolé avec toutes les marques du plus profond respect.

Les Grecs célébraient une fête semblable, en célébrant le taureau deBacchus, pour rappeler les services rendus à l'agriculture par le boeuf, ce qui n'empêchait pas qu'en récompense de ses travaux, ce dernier était immolé au milieu des danses et des cris de joie de ceux qui l'honoraient.

Alexandri ab Alexandro, dans ses Dierum Genialium (Rome, 1522), y voit une modification des sacrifices pratiqués en Gaule, notamment chez les Sénonais et les Marseillais, qui promenaient une victime humaine couronnée de fleurs, avec un cortège de musiciens et de sacrificateurs. On aurait, plus tard, sous l'influence du christianisme, substitué à l'homme un boeuf.

Ce fut sous le règne de Charles VII (1422-1461), que l'on commença de nouveau, à promener en carnaval, un boeuf gras paré de plumes éclatantes et d'étoffes dorées. Accompagnée de violons, cette promenade se nommait la marche du boeuf violoné. Un enfant était monté sur le b?uf et représentait le roi des bouchers. Cette promenade, supprimée en 1790, fut rétablie en 1805.

Sous la Restauration, l'enfant monté sur le boeuf ayant fait une chute malheureuse ; on défendit cet usage. Les bouchers ne voulant pas perdre une habitude exigée par la tradition, transformèrent le roi des bouchers par le thème de l'Amour. Ceux-ci inventèrent un char sur lequel étaient groupées des jeunes filles portant des costumes mythologiques. Ce char devait par la suite devenir le char de la Reine. Ces promenades furent célébrées jusqu'en 1870.

Faisant aujourd'hui incontestablement partie du patrimoine culturel provençal, le Corso puise son origine en Italie. Il définit étymologiquement l'avenue principale d'une ville qui sert de lieu de promenade publique. Les corsos transalpins du XIXème siècle étaient constitués de charrettes décorées de branchages et de fleurs ; les participants qui suivaient le défilé au son des musiques locales étaient costumés et cherchaient à attirer l'oeil du spectateur en se moquant « affectueusement » des personnalités locales. Le mimosa, quant à lui, importé d'Australie dans notre région par les botanistes anglais au début du XIXème siècle, s'adapta formidablement bien à son nouvel environnement. Les aristocrates européens, séduits par la douceur de vivre de la région, furent les premiers à en orner leurs jardins. Après la guerre de 14-18, les premiers camions et les automobiles se joignirent au mimosa pour ce cortège des chars traditionnels.
 
Puis ce fut au tour des tracteurs de se prêter au jeu au tout début des années 1950. Il ne restait plus qu'un pas à franchir avant de convier à la fête les majorettes et manèges forains.

 

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