Tectonique
mercredi 22 novembre 2017 . 19h36 .
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Le Massif des Maures
Une histoire tectonique compliquée

 

 

L'histoire tectonique du massif est mouvementée et compliquée. Certains granites du massif (granite de Barral) et les gneiss de l'unité de Bormes sont datés entre 600 et 500 Ma (fin du Protérozoïque). Ils semblent correspondre à un ancien socle protérozoïque repris dans l'orogenèse hercynienne.

 

Au Cambrien commence une période de distension qui va durer jusqu'au Silurien. Après une période de rifting engendrant failles et volcanisme, des sédiments se déposent en milieu marin, dépôts dont témoignent les graptolites trouvés au Fenouillet (430 Ma). Enfouis à grande profondeur, ces sédiments sont métamorphisés.

L'orogenèse hercynienne débute au Dévonien et s'achève au Permien (de 410 Ma à 260 Ma). Les sédiments métamorphisés sont plissés. Les granites du Tanneron et de Plan-de-la-Tour se mettent en place vers 325 Ma. Au Carbonifère supérieur se succèdent plusieurs phases de compression, de direction N-S, puis NO-SE, enfin E-O. Au Stéphanien inférieur (entre 305 et 295 Ma), le long de la faille N-S de Grimaud-Pennafort, se met en place le bassin houiller de Plan-de-la-Tour, bassin de type "pull-apart". Le massif doit à l'orogenèse hercynienne sa succession d'antiformes et de synformes de direction SSO-NNE, aux axes plongeant vers le N-E, et déversées vers l'est, puis ses grandes structures E-O et N-S. Les produits de l'érosion de la chaîne hercynienne s'accumulent, sur plus de 2 000 mètres, dans la dépression permienne.

 

Au Permien s'amorce une phase de distension, de direction initiale NNE-SSO, à laquelle prélude une période d'intense activité volcanique (formation du massif de l'Esterel). Au Permo-Trias, des décrochements senestres découpent le massif en plusieurs chaînons est-ouest. À partir du Trias, la mer envahit la zone. Les Maures disparaissent sous 200 m d'évaporites. Le massif n'a pas conservé sa couverture sédimentaire (sauf dans le Tanneron, au nord-est). Pendant cette longue période, qui va du Trias à la fin du Mésozoïque, ont lieu des phases d'extension, d'abord de direction NO-SE (ouverture téthysienne, au Jurassique moyen), puis N-S (ouverture atlantique).

 

Au début du Cénozoïque (éocène supérieur, vers 50 Ma), commence une phase de compression S-N (pyrénéo-provençale). Les Maures et le Tanneron émergent. Des mouvements paroxysmaux entraînent le décollement de la couverture sédimentaire mésozoïque qui migre vers le nord. La partie ouest des Maures est débitée en écailles déversées vers le nord.

 

À l'éocène moyen, la collision N-S de l'Ibérie édifie la chaîne pyrénéo-provençale qui, s'étendant vers l'est jusqu'à la région de Monaco, intègre les Maures.

À la fin de l'Eocène (Priabonien, 35 Ma), débute une nouvelle période d'extension, de direction NO-SE, puis E-O : elle correspond à l'ouverture de l'océan provençal. Cette ouverture océanique fait basculer le socle, d'une part vers la vallée du Rhône, d'autre part vers l'océan en formation. L'ensemble Corse-Sardaigne se sépare de la chaîne et entame une rotation anti-horaire qui s'achève au début du Miocène (Burdigalien, 18 Ma). Dans les Maures, qui se soulèvent à l'Oligocène supérieur, se met en place, à la même période, une succession d'anticlinaux et de synclinaux orientés OSO-ENE.

 

À la fin du Miocène (7-6 Ma) et au Pliocène, une nouvelle phase de compression, d'origine alpine cette fois, et de direction N-S, se produit. L'effondrement vers l'ouest et le sud du vieux massif cristallophyllien pyrénéo-provençal s'accompagne du soulèvement du massif des Maures, qui acquiert sensiblement sa configuration actuelle.

 

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